Il y a trois mois, j’ai reçu un diagnostic. TSA. Trouble du spectre de l’autisme. J’ai 48 ans.
Trois mois, c’est rien. C’est hier. Et pourtant, depuis, c’est toute ma vie que je relis.
L’humour que je ne comprenais pas toujours, les nuances qui m’échappaient et les regards qui suivaient. Mes difficultés à maintenir des amitiés, à construire des relations qui durent. L’école, où rien ne se passait comme pour les autres. Pendant des années, j’ai cru que le problème, c’était moi. Que je ne faisais pas assez d’efforts. Que j’étais trop, ou pas assez.
Maintenant je sais : mon cerveau fonctionne différemment. Depuis toujours.
Et tu sais ce que ça fait, une nouvelle pareille, à 48 ans ?
D’abord ça soulage. Enfin une explication. Enfin quelque chose qui tient debout.
Ensuite ça met en colère. Toutes ces années sans savoir. Toutes ces situations où j’ai ramé, masqué, compensé, en croyant que c’était de ma faute.
Et puis ça rend triste. Triste pour l’enfant que j’étais et que personne n’a comprise. Pour l’ado qui se sentait à côté. Pour l’adulte qui s’est épuisée à faire semblant d’être comme tout le monde.
Aujourd’hui, j’apprends à me connaître. À 48 ans, je me redécouvre. C’est déstabilisant, c’est vertigineux parfois, et c’est aussi la première fois de ma vie que je me regarde avec autant de douceur.
Si tu te reconnais dans ces lignes
Peut-être que tu as un diagnostic récent, toi aussi. Peut-être que tu te poses des questions depuis des années sans oser aller voir. Peut-être que tu es simplement épuisé(e) de t’adapter en permanence à un monde qui ne semble pas prévu pour toi.
Ce que je veux te dire, c’est que cette fatigue-là est réelle. Le masking, la surcharge sensorielle, le sentiment de devoir jouer un rôle en continu : ce n’est pas de la fragilité, c’est le coût invisible de l’adaptation permanente. Et personne ne devrait avoir à porter ça seul(e).
Pourquoi beaucoup d’accompagnements passent à côté
J’ai remarqué une chose, en tant que personne concernée et en tant que professionnelle : la plupart des accompagnements sont pensés pour des cerveaux typiques. Des rythmes imposés, des méthodes standardisées, des injonctions à « faire des efforts » ou à « sortir de sa zone de confort ». Pour une personne TSA ou TDAH, ça revient souvent à demander encore plus d’adaptation à quelqu’un qui passe déjà sa vie à s’adapter.
Résultat : on ressort de là plus épuisé qu’avant, avec en prime l’impression d’avoir encore échoué.
Ce que je fais différemment
Chez moi, on ne cherche pas à te normaliser. On travaille avec ton fonctionnement, pas contre lui.
J’accompagne des personnes aux parcours très différents : traumatismes, épuisement, maladies chroniques, hypersensibilité, périodes de vie difficiles. Le point commun, ce n’est pas le diagnostic, c’est le besoin d’un espace où déposer ce qu’on porte, sans masque et sans jugement.
Mon propre fonctionnement neuroatypique n’est pas ma spécialité : c’est ma façon d’écouter. Il m’a appris qu’on ne résume jamais quelqu’un à une étiquette, que chaque personne a son rythme, ses besoins, ses ressources. Alors concrètement : rien ne t’est imposé, on avance avec ce que tu es prêt(e) à regarder, comprendre ou transformer. L’objectif n’est pas que tu deviennes quelqu’un d’autre. C’est que tu vives un peu plus en paix avec la personne que tu es déjà.
Je ne t’accompagne pas depuis un manuel. Je t’accompagne depuis l’intérieur, avec ce que la vie m’a appris, parce que moi aussi j’ai eu à comprendre, encaisser et me reconstruire.
Si tu as envie d’en parler, sans engagement, je propose un premier échange gratuit de 15 minutes. Juste un temps pour faire connaissance, voir où tu en es, et si mon accompagnement peut t’être utile.

